Réponse : Pas nécessairement. Tout d’abord, la vente d’actions ou la renonciation aux parts sociales ne s’applique que pour un médecin qui est radié pour plus de 3 mois. Les scénarios varient alors selon les cas :
Premier cas : Le médecin est le seul membre de l’Ordre détenant directement ou indirectement les actions ou les parts sociales, les autres actionnaires ou sociétaires étant une personne morale, une fiducie, un conjoint, un parent ou un allié.
Dans ce premier cas, la radiation du médecin n’affecte pas les sommes dues au médecin en vertu d’actes posés avant sa radiation et à recevoir de la RAMQ ou d’une autre source de revenus. Cependant, la société cesserait par la suite d’en recevoir en raison du fait que le médecin n’exerce plus la médecine.
Deuxième cas : Le médecin n’est pas le seul membre de l’Ordre détenant directement ou indirectement les actions ou les parts sociales, il y a plusieurs médecins actionnaires ou sociétaires. Dans ce deuxième cas, et dans la mesure où les autres personnes aptes à pratiquer la médecine demeurent actionnaires ou sociétaires, le médecin doit céder, donner ou autrement se départir de ses actions ou de ses parts sociales. Ceux et celles qui détenaient des actions ou des parts sociales et qui se qualifiaient par le médecin radié doivent également s’en départir. Les uns et les autres doivent également cesser d’être administrateur dirigeant ou représentant de la personne morale.
Ceci dit, les médecins prudents qui décident d’agir collectivement au sein d’une personne morale devraient voir à se doter, dès le départ, d’une convention unanime d’actionnaires ou de sociétaires et à régler la question. Il pourrait par exemple y avoir une clause dite de « retrait des affaires » qui pourrait prévoir différentes situations dont l’incapacité physique, la retraite, la radiation de plus de 3 mois, la faillite, etc.
Les clauses de retrait d’affaires contiennent normalement des dispositions visant l’achat, par les actionnaires ou les sociétaires, des actions ou des parts sociales de celui qui se retire volontairement ou est forcé de se retirer des affaires, ou le rachat de ses actions ou de ses parts sociales par la compagnie. Elle contient également le processus à suivre pour évaluer le prix ou la valeur des actions ou des parts sociales.