Conditions de travail

Les conditions de travail des médecins varient selon le genre et le lieu de leur exercice. De façon générale, leurs heures de travail sont plutôt longues et rendues irrégulières par l’obligation de répondre aux urgences en participant à des systèmes de garde sur place ou sur appel.

Leur travail nécessite l’application de beaucoup de connaissances, l’habileté à poser des actes diagnostiques ou thérapeutiques précis et parfois très délicats, des dispositions de caractère et des aptitudes de collaboration et de communication.

Qualités nécessaires
L’étudiant qui veut devenir médecin doit acquérir une somme étendue de connaissances qu’il devra maîtriser et appliquer correctement à la solution des problèmes de santé, à la prévention des maladies et au maintien de la santé. Cette aptitude se manifeste par un intérêt marqué pour les sciences et un succès dans les autres matières.

L’étudiant doit être apte à apprendre, maîtriser et affiner les gestes nécessaires au diagnostic et au traitement. Cette aptitude se manifeste par une habileté psychomotrice à poser des gestes précis et délicats dans une séquence correcte.

Enfin, il doit manifester des attitudes d’empathie et de bonne communication avec les individus et les groupes.

Préparation requise
Pour être admis dans une faculté de médecine, tout candidat doit être diplômé d’un CÉGEP, concentration sciences de la santé ou sciences pures. Les candidatures sont aussi ouvertes aux détenteurs d’un baccalauréat, d’une maîtrise ou d’un doctorat en sciences.

Pour obtenir un diplôme de docteur en médecine, il faut poursuivre quatre ans d’études universitaires dans l’une ou l’autre des quatre facultés de médecine du Québec soit l’Université Laval, l’Université McGill, l’Université de Montréal ou l’Université de Sherbrooke. Une année préparatoire peut être exigée selon le dossier académique du candidat. Le diplôme de docteur en médecine de ces universités donne ouverture au permis d’exercice, mais son octroi nécessite soit deux ans de formation (résidence) en médecine familiale, soit cinq ans de formation dans un programme de spécialité, et la réussite aux examens du Collège des médecins du Québec.

Enfin, le maintien et le développement de la compétence professionnelle exigent que le médecin continue sa formation au moyen d’activités d’éducation médicale continue qu’il peut choisir parmi celles qui lui sont offertes par les universités, les fédérations, les associations et sociétés médicales, sous forme de réunions et de publications scientifiques, de réalisations audiovisuelles, de stages de perfectionnement et par des lectures personnelles.

Perspectives, promotion, placement
Jusqu’à maintenant, le médecin peut facilement trouver un poste pour exercer sa profession, soit dans les grands centres urbains, soit dans les régions dites périphériques. Les mises à la retraite massives de 1995 à 1998 ont provoqué une pénurie de médecins. Les nouveaux médecins ont manifesté une tendance grandissante à s’établir en dehors des régions urbaines, mais des besoins importants persistent dans les régions urbaines ou universitaires.

Rémunération
Sauf exception, les honoraires des médecins sont payés par la Régie de l’assurance-maladie du Québec. Le travail est rémunéré conformément aux ententes intervenues avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec.


Autres renseignements
Pour obtenir davantage de renseignements, adressez-vous aux services d’orientation et d’information scolaire et professionnelle de votre institution d’enseignement.

Pour obtenir des renseignements concernant les études médicales, adressez-vous aux secrétariats des facultés de médecine des universités.


 


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