Utilisation des contraceptifs oraux contenant de la drospirénone et risque de thromboembolie veineuse

8 août 2011

Cet avis scientifique présente le consensus obtenu lors de la journée scientifique tenue le 9 juin 2011, à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), concernant l’utilisation des contraceptifs oraux combinés (COC) contenant de la drospirénone et le risque de thromboembolie veineuse. Après analyse de toutes les études publiées sur le sujet et compte tenu des avantages non contraceptifs des COC et des effets délétères d’une information inadéquate sur les comportements contraceptifs, la position des professionnels et médecins réunis par l’Institut s’énonce comme suit : s’il existe une différence quant au risque de thromboembolie veineuse entre les COC à la drospirénone et ceux au lévonorgestrel, cette différence est faible (de l’ordre de 1 à 2 cas de plus pour 10 000 femmes-années), et ne nécessite pas, dans l’état actuel des connaissances, de changer les pratiques cliniques en matière d’ordonnance de COC. Ce consensus souligne l’importance de respecter une démarche clinique de qualité avant l’ordonnance de COC et de rester à l’affût de toutes nouvelles données scientifiques sur le sujet afin d’assurer la protection du public tout en réduisant le risque de grossesse non planifiée.
Le document est accessible dans le site Web de l'INSPQ.


 

 
 

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