Le rapport final du Sommet de la santé, organisé par le Collège des médecins au début novembre, a été rendu public aujourd’hui en conférence de presse. Des tendances sont clairement ressorties de ces trois journées de travail. Toutefois, certaines propositions suggérées par des participants ont été rejetées. Les recommandations, telles que décrites ci-après, ne doivent toutefois pas être interprétées comme une position officielle des organisations participantes, y compris le Collège des médecins.
En résumé, les intervenants se sont prononcés en faveur de la sauvegarde du financement public et de l’exploration prudente d’une collaboration public-privé dans la prestation des services; de la révision du panier de services assurés; de la non-imposition de frais supplémentaires directs aux patients, de la révision de la couverture actuelle offerte par les trois régimes actuels (assurance-maladie, assurance-hospitalisation, assurance-médicaments), de l’implantation du dossier informatisé en privilégiant « l’opting out » au lieu de « l’opting in »; etc.
La majorité des participants se sont également déclarés, entre autres, contre le financement privé, le ticket modérateur, les hôpitaux à but lucratif, le paiement de frais non médicaux par les patients et un nouveau régime obligatoire à cotisations pour couvrir les besoins liés au vieillissement et à la perte d’autonomie.
« Il est important de saisir que les résultats des travaux du Sommet sont en fait un « buffet » de recommandations des participants. Avec la publication de ces résultats, chaque participant ou organisation peut se servir dans ce « buffet » selon son goût et à son gré, puisqu’il ne s’agit que de suggestions, » de préciser en conférence de presse le président-directeur général du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne.
Le Collège des médecins s’est pour sa part déjà « servi » dans ce « buffet » et a établi des priorités sur lesquelles il désire se pencher. « Afin qu’il y ait davantage de médecins disponibles pour les Québécois, nous désirons, entre autres, insister sur la formation et la reconnaissance des médecins de famille, discuter avec le gouvernement des alternatives aux plans régionaux d’effectifs médicaux (PREM) et aux plans d’effectifs médicaux (PEM); inviter les médecins à revoir leur offre de services (plage horaire, organisation du travail et partage des activités professionnelles) et explorer la possibilité d’élargir la contribution des médecins pendant leur résidence («moonlighting»), » de déclarer le secrétaire du Collège des médecins, le Dr Yves Robert.
Le Sommet de la santé était une première au Québec. Cette session de travail réunissait les acteurs importants et de tous les niveaux du réseau de la santé québécois, à l’exception des politiciens. 16 % des participants représentaient le public, 17 % des médecins, 43 % des professionnels oeuvrant dans le réseau de la santé et 24 % des professionnels d’un autre milieu.
Selon 90 % des participants, cette session de travail les a aidés à mieux comprendre la réalité des différents acteurs du réseau de la santé.
Organisé par le Collège des médecins, le Sommet de la santé avait comme objectif de trouver des solutions créatives et de formuler des propositions pratiques, concrètes et réalisables à court terme pour améliorer les soins et services offerts à la population.
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