Les services médicaux privés

Le Collège des médecins du Québec met en garde ses membres et craint l'effondrement de la première ligne si le gouvernement ne fait pas preuve de souplesse

1 avril 2008

Depuis l'arrêt de la Cour Suprême de juin 2005 dans la cause Chaoulli-Zeliotis, de plus en plus de médecins sont contactés par des promoteurs afin qu'ils offrent leurs services via certains services médicaux privés. Devant le nombre croissant de ces offres, le Collège des médecins du Québec a indiqué, en conférence de presse, qu'il mettra en garde ses membres contre certaines de ces pratiques. Dans un message que leur président leur fera parvenir, ce dernier insistera sur la nécessité de contacter leur ordre professionnel avant de s'engager auprès de ces promoteurs.

Ces offres de services privés sont d'inégale valeur et certaines sont propres à discréditer ou dénaturer le rôle du médecin, de la consultation médicale et, ultimement, de la profession médicale. Avant de s'engager dans de tels projets, il est important de bien en évaluer leur conformité avec les obligations légales et déontologiques du médecin. Voilà pourquoi nous demanderons à nos membres de faire preuve de prudence avant de s'engager auprès de ces promoteurs, de préciser le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne.

Selon l'ordre professionnel, les contraintes bureaucratiques que le gouvernement impose aux médecins ne sont pas étrangères à l'intérêt envers les services privés. Voilà pourquoi le Collège des médecins demande au gouvernement de faire preuve de souplesse dans sa gestion administrative des plans régionaux d'effectifs médicaux (PREM et PEM). « Nous rencontrons souvent des jeunes médecins frustrés. Ils ont des conjoints qui ne peuvent que travailler dans des centres urbains alors que le gouvernement les oblige, eux, à aller travailler en région. Éventuellement, si nous ne faisons rien, nous pourrions assister à l'effondrement de la première ligne. Voilà pourquoi le gouvernement se doit d'intervenir », d'expliquer le secrétaire du Collège des médecins, le Dr Yves Robert.

Lors du Sommet de la santé, le Collège des médecins du Québec avait identifié l'importance de revoir les plans régionaux d'effectifs médicaux (PREM et PEM). Tel qu'il s'était donc engagé, il demande au gouvernement d'assouplir ces plans et de s'inspirer des recommandations du Sommet afin de réduire les contraintes bureaucratiques des médecins.

Le Collège des médecins est l'ordre professionnel des médecins québécois. Sa mission est de promouvoir une médecine de qualité pour protéger la population et contribuer à l'amélioration de la santé des Québécois.

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