La pathologie médicale au Québec

le Collège des médecins du Québec recentre le débat sur les patients et leurs médecins

1er juin 2009

À la suite de la demande reçue le 28 mai du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, le Collège des médecins du Québec a fait aujourd’hui le point sur la situation de la pathologie médicale au Québec. Les questions du ministre portaient sur l’analyse de l’étude rendue publique la semaine dernière par l’Association des pathologistes du Québec et sur les recommandations à formuler pour assurer la plus haute fiabilité possible des tests offerts à la population québécoise en matière de pathologie médicale.

L’étude de l’Association des pathologistes du Québec et l’assurance-qualité
« On ne peut pas conclure de cette étude que 30 % des femmes souffrant d’un cancer du sein ont eu un traitement inapproprié », a mentionné le docteur Yves Lamontagne, président-directeur général du Collège des médecins du Québec. « Cette étude indique qu’il y a de la place pour améliorer la qualité de certains services en pathologie, particulièrement ceux qui visent à permettre au médecin-clinicien de choisir le traitement approprié en fonction des caractéristiques du cancer du patient, ce que l’on appelle des « traitements ciblés ». On ne parle pas ici de dépistage, ni de diagnostic mais de tests plus sophistiqués permettant de choisir tel ou tel traitement. On ne peut pas non plus généraliser les observations à tous les cancers ».

Tout en reconnaissant qu’il existe présentement dans tous les laboratoires des mécanismes d’assurance-qualité internes et que la plupart des laboratoires participent sur une base volontaire à des programmes d’assurance-qualité externes, le Collège juge qu’il y a lieu d’aller plus loin et recommande au ministre de la Santé et des Services sociaux de mettre en place un programme d’assurance-qualité externe systématique et obligatoire pour réduire les disparités qui peuvent exister d’un laboratoire à l’autre.

Les patients et leur médecin traitant
« Il est important de rappeler aux patients qu’il n’y a pas que les tests de pathologie qui confirment l’efficacité d’un traitement. Chaque patient cancéreux a un médecin traitant compétent qui le suit et qui est à même d’observer l’évolution de son état clinique et d’apprécier sa réponse au traitement. Le médecin traitant est actuellement la meilleure source d’information pour le patient », de dire le docteur Lamontagne.

Dans un souci d’assurer les meilleurs soins possibles aux patients du Québec, le comité exécutif du Collège des médecins du Québec a nommé aujourd’hui un enquêteur en vertu de l’article 16 de la Loi médicale. Il s’agit du docteur Louis A. Gaboury, pathologiste, qui est aussi à l’origine de l’étude rendue publique la semaine dernière. Le docteur Gaboury est un expert de renom dans ce domaine.

 « Le mandat du docteur Gaboury est de transmettre au comité exécutif du Collège les éléments que doit contenir un programme d’assurance-qualité pour les laboratoires de pathologie médicale », de dire le docteur Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins du Québec.

De plus, le comité exécutif demande au président-directeur général de l’Institut national de santé publique du Québec d’offrir tous les services techniques et scientifiques requis par l’enquêteur du Collège dans l’exercice de son mandat.

Enfin, le comité exécutif recommande au ministre de mettre en place un comité d’experts pour présenter, dans les meilleurs délais, un plan d’action pour prendre en charge et assurer le suivi approprié des patients ou patientes qui auraient pu faire l’objet de tests erronés.

Le Collège entend recommander au ministre de prendre toutes les mesures nécessaires dans le domaine de la pathologie médicale pour permettre aux médecins d’assurer à leurs patients les meilleurs soins possibles et informera la population du suivi de ses recommandations.

Le Collège des médecins est l’ordre professionnel des médecins québécois. Sa mission est de promouvoir une médecine de qualité pour protéger la population et contribuer à l’amélioration de la santé des Québécois.

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Renseignements : Mme Leslie Labranche
Agente senior aux communications
Collège des médecins du Québec
Cellulaire : 514 915-2170

 

 
 

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