15 JUIN 2021

L’apport des pharmaciens, un plus pour les patients… et les médecins!

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Depuis son adoption, le projet de loi n31 a changé beaucoup de choses dans le quotidien des pharmaciens. De nouvelles activités leur sont autorisées, ce qui leur confère plus d’autonomie et favorise une collaboration encore plus étroite avec les autres professionnels de la santé. 

Les pharmaciens peuvent désormais :

  • amorcer un traitement pour traiter le zona (herpès zoster) et l’influenza, ou des problèmes de santé mineurs;
  • prolonger ou modifier les ordonnances rédigées par tous les professionnels de la santé habilités à prescrire des médicaments;
  • prescrire des tests pour s’assurer de l’efficacité et de la sécurité des médicaments prescrits;
  • amorcer ou modifier une thérapie médicamenteuse pour des situations où l’on peut utiliser des médicaments en vente libre;
  • prescrire des vaccins;
  • substituer ou administrer un médicament dans certains contextes.

Pour bien contextualiser et détailler ces nouvelles activités, l’Ordre des pharmaciens du Québec a produit une variété d’outils (aide-mémoire, webinaire, guide d’exercice sur les nouvelles activités des pharmaciens) que nous vous invitons à consulter. Cet automne, un webinaire conjoint CMQ-OPQ sera également mis à la disposition des membres des deux ordres.

Les pharmaciens, partenaires naturels des médecins

Toutes ces nouvelles avenues professionnelles rappellent aussi l’importance de bien collaborer et de communiquer efficacement avec les pharmaciens, en tout temps.

Concrètement, cela se traduit par différents comportements :

  • Mettre en pratique les principes de collaboration et de partage d’activités au quotidien;
  • Se rendre disponible pour travailler en équipe et créer des canaux de communication efficaces et fluides;
  • Partager de l’information pertinente sur l’état de santé des patients, notamment l’indication ou l’intention thérapeutique, les cibles thérapeutiques, etc.;
  • Demeurer des partenaires dans le dossier. Le pharmacien peut certes contribuer significativement au suivi d’un patient, mais le médecin doit demeurer au dossier et offrir sa disponibilité au besoin;
  • Tisser des liens entre professionnels, par exemple en organisant des rencontres médecins-pharmaciens au sein d’une municipalité ou d’un milieu de soins. La collaboration est d’autant plus efficace entre professionnels qui se connaissent.

Le rôle des pharmaciens évolue et ils doivent pouvoir occuper leur champ d’exercice de manière pleine et entière. Leur expertise, conjuguée à celle des médecins, permet d’optimiser la thérapie médicamenteuse. On s’assure ainsi de prescrire le bon médicament, pour la bonne indication, selon la bonne dose, sans interaction et avec le moins d’effets secondaires possible, etc. C’est un partenariat qui rehausse la qualité des services offerts aux patients. Une collaboration enrichissante pour les professionnels… et bénéfique pour la population!