20 JANVIER 2012

Interruption volontaire de grossesse en raison du sexe : un vrai problème, mais une fausse solution

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Ce billet donne suite à l’article du Dr Rajendra Kale, éditorialiste au Journal de l’Association médicale canadienne (http://www.cmaj.ca/content/early/2012/01/16/cmaj.120021) publié en début de semaine.

Une interruption volontaire de grossesse (IVG) avec, pour unique motif, le sexe de l’embryon pose évidemment problème et n’a pas sa raison d’être dans une société où les femmes et les hommes sont considérés comme des égaux. Cependant, suggérer aux médecins de ne pas révéler aux futurs parents le sexe d’un enfant à naître avant 30 semaines de grossesse est une solution rétrograde qui rate complètement la cible.

Au Canada et au Québec, le droit du patient à l’information concernant sa santé est un acquis et ce serait un recul de compter sur le paternalisme médical pour éviter qu’il ne se fasse des choix contestables. Le fait que l’IVG demeure avant tout le choix de la femme concernée est également un acquis social.

Pour nous, la solution réside au contraire dans une meilleure information, afin que la décision de recourir à une IVG soit toujours prise le plus lucidement possible. Qu’en pensez-vous ?

Charles Bernard, M.D. 
Président-directeur général
Collège des médecins du Québec