22 SEPTEMBRE 2016

La médecine esthétique : des balises nécessaires

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Depuis quelques années, les activités de médecine esthétique se développent à grande vitesse. On peut maintenant observer un peu partout des publicités à cet effet, à des endroits inattendus et sans qu’il y ait parfois un seul médecin présent, malgré la terminologie utilisée. Il devient difficile de s’y retrouver, car plusieurs de ces activités semblent plus ou moins encadrées. Devant la confusion ambiante, le Collège des médecins du Québec se devait d’agir et de prendre les mesures nécessaires pour mieux protéger les personnes qui ont recours à ces soins.

Déjà, en 2010, un premier groupe de travail avait formulé des recommandations visant à mieux protéger le public par un encadrement approprié de la chirurgie esthétique. Ce travail a atteint ses objectifs.

Le Collège a donc formé un second groupe de travail avec le mandat de répertorier les activités à risque de préjudice dans le domaine de la médecine esthétique, et de formuler toute recommandation favorisant une pratique plus sécuritaire. Ce rapport est accessible ici.

Les principales recommandations se dégageant du rapport sont :

  • L’élaboration d’une formation spécifique et continue pour les médecins non spécialisés dans le domaine;
  • La publication d’un guide d’exercice en médecine esthétique pour les médecins et d’un dépliant d’information pour le public;
  • L’établissement d’un cadre normatif permettant notamment que les règles applicables aux centres médicaux spécialisés le soient également dans tout milieu de soins extrahospitaliers;
  • L’abandon des ordonnances collectives ayant pour objet la réalisation des injections à des fins esthétiques;
  • Une meilleure communication avec les patients (obtention du consentement, explication des risques);
  • L’encadrement de l’utilisation des lasers à des fins esthétiques;
  • L’encadrement des activités de tatouage;
  • L’encadrement des activités de détatouage afin que celles-ci soient réservées aux professionnels de la santé qualifiés.

Le Collège des médecins du Québec assume son rôle et appliquera ces recommandations dans un souci d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins en médecine esthétique afin de protéger le public.

Charles Bernard, M.D.
Président-directeur général
Collège des médecins du Québec


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