Pandémie : Le Collège ferme l’accès à ses bureaux afin de se conformer aux directives gouvernementales, mais maintient un ensemble d’activités essentielles. Plus de détails suivront sous peu. D’ici là, suivez notre fil d’actualité sur la COVID-19.

Ordonnances de substances désignées : des changements importants aux activités des pharmaciens

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Afin de faciliter l’accès des patients à des thérapies essentielles, alors que les ressources professionnelles sont limitées dans le contexte actuel de pandémie, Santé Canada autorise dès maintenant les pharmaciens à exercer un certain nombre d’activités visant les substances désignées (stupéfiants, drogues contrôlées et substances ciblées). 

Les activités autorisées sont les suivantes :

  • Prolongation d’ordonnance;
  • Ajustement d’ordonnance (forme, dose, posologie);
  • Transfert d’ordonnance à l’intérieur d’une même province.

De plus, les praticiens sont dès maintenant autorisés à transmettre verbalement des ordonnances de substances désignées qu’ils sont habilités à prescrire. 

Ces activités sont permises en vertu d’une exemption fédérale qui devrait prendre fin le 30 septembre 2020 ou à une autre date déterminée par le gouvernement. Pour en connaître les détails, consultez le document mis en ligne par l’Ordre des pharmaciens du Québec.
Publication des lignes directrices sur le traitement du trouble lié à l’utilisation d’opioïdes (TUO) 

À la lumière de ces changements importants énoncés par Santé Canada, le Collège, l’Ordre des pharmaciens du Québec et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ont décidé de devancer la publication des lignes directrices sur le traitement du trouble lié à l’utilisation d’opioïdes. Ce document présente de nouvelles possibilités pour les prestataires de soins, notamment concernant l’octroi des doses non supervisées. 

Ces nouvelles lignes directrices remplacent celles sur la méthadone (1999) et celles sur la buprénorphine/naloxone (2009). Elles mettent l’accent sur l’accès et la continuité des soins, entre autres grâce au partage de renseignements entre les professionnels et à l’utilisation des technologies.

Elles invitent les professionnels à convenir d’un plan de traitement suffisamment souple pour s’adapter à la réalité et aux besoins du patient, tout en cherchant le meilleur équilibre possible en matière de gestion des bénéfices et des risques. En ce sens, elles ciblent d’abord une consommation responsable, plutôt que de fixer l’abstinence comme un objectif absolu.

Enfin, elles mettent de l’avant l’importance du jugement clinique et du jugement professionnel, dans une approche multidisciplinaire qui respecte les domaines de compétence de chacun.

Dernière mise à jour : 20 mars 2020