Questionnaires et visites

Niveau 2
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Le niveau 2 de l’évaluation des pratiques individuelles correspond à un regard plus rapproché de la pratique d’un médecin mais sans aller jusqu’à pouvoir porter un regard spécifique sur la qualité de l’exercice d’un médecin en particulier.

Voici deux exemples de niveau 2 :

Questionnaires abrégés 

Le premier exemple est le questionnaire abrégé d’inspection professionnelle envoyé à tous les médecins de plus de 70 ans inscrits comme membres actifs au tableau de l’ordre. Ce questionnaire est analysé avec une grille de critères servant à déterminer si la pratique du médecin présente des risques potentiels. Lorsque le risque est élevé, le comité d'inspection professionnelle (CIP) s’oriente alors vers une évaluation de niveau 3 par une visite « standard », une entrevue orale structurée (EOS), une observation directe ou des tests psychométriques.

Selon le résultat 2012-2013 de cette évaluation de niveau 2 : 86 % de la pratique était jugée non à risque, et 14 % de la pratique était jugée à risque. 

Visites de secteurs avec experts en établissement

Le deuxième exemple est l’évaluation d’un département clinique hospitalier par un médecin de l’amélioration de l’exercice et un expert dans le domaine spécifique d’activités. Annuellement, le CIP évalue ainsi environ une vingtaine d’établissements avec quelques experts. De ces visites de départements sont tirés des constats amenant des recommandations au CMDP ou au chef de département. Lors d’une telle visite, si un médecin particulier est identifié avec une qualité d’exercice d’un niveau discordant, le CIP peut s’orienter vers une évaluation de niveau 3 du dit-médecin avec les modalités énoncées ci-haut.

Les études par critères explicites, menées par les établissements dans leurs différents départements, sont aussi des exemples d’évaluation de niveau 2.

Les médecins en groupe de médecine familiale (GMF) peuvent également utiliser ces études par critères explicites, tel que suggéré dans le guide sur l’évaluation de l’acte médical publié en août 2013 par le Collège des médecins du Québec.

Dernière mise à jour : 11 mars 2015