Surveillance par indicateurs et rétroaction

Niveau 1
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Depuis sa création, la DAE a élaboré et réalisé de nombreux programmes de surveillance par indicateurs de l’exercice professionnel des médecins dans les établissements. Ces programmes ont surtout visé des médecins spécialistes qui interviennent principalement en établissement.

  • Chirurgie générale (prancéatectomie, cholécystectomie, herniorraphie inguinale) (2014)
  • L'antibiothérapie vs IVRS
  • La transplantation rénale chez l'adulte (2007)
  • La transplantation cardiaque chez l'adulte (2006)
  • L'appendicectomie (2005)
  • Le contenu du rapport de pathologie du cancer du sein
  • L’hémodialyse chronique
  • Indicateurs en transplantation rénale chez l’adulte au Québec (2000 et 2004)
  • Le fonctionnement des départements hospitaliers de psychiatrie (indicateurs cliniques et administratifs) (1999)
  • L’électroconvulsivothérapie (1999)
  • Les programmes de contrôle externe de qualité en biochimie médicale (1999)
  • L’arthroscopie du genou (1999)
  • Les soins de longue durée (tenue de dossiers et pharmacothérapie en CHSLD)
  • Le contenu du rapport de pathologie de l’hypertrophie bénigne de la prostate et du cancer de la prostate (2000)
  • Les activités de formation médicale continue des médecins pratiquant 25 accouchements ou moins par année
  • Le contenu du rapport d’autopsie périnatale et le délai de production du rapport
  • Les décès post-infarctus du myocarde

Les programmes de surveillance par indicateurs sont déterminés par le comité d’inspection professionnelle (CIP), et approuvés par le Conseil d'administration. Le choix des sujets sur lesquels portent les programmes est effectué en considérant les critères suivants :

  • faisabilité du programme ;
  • informations à l’effet qu’il y aurait utilisation sur ou sous-optimale d’une intervention diagnostique ou thérapeutique, d’un médicament ou d’une classe de médicament ;
  • disponibilité des données ;
  • impact sur la qualité des soins et la santé des Québécois.

Chacun des programmes est mené à bien par l’un ou l’autre des médecins de la DAE. Pour chaque programme, des indicateurs de qualité sont déterminés par un groupe d’experts nommés par le Collège des médecins, après consultation des associations professionnelles concernées. C’est à partir de ces indicateurs que le programme de surveillance est développé.

La DAE procède alors à la collecte des données auprès d’organismes gouvernementaux (p. ex. données de la Régie de l’assurance maladie du Québec) ou directement en demandant les données désirées aux autorités des établissements visés par un programme (chef de département, direction des services professionnelle, conseil des médecins, des dentistes et pharmaciens, etc.). Dans la majorité des cas, les programmes réalisés au cours des dernières années ont été faits à partir de données rétrospectives. Certains ont toutefois pris la forme d’une étude prospective.

Les données obtenues sont analysées et comparées aux standards de pratique. À la suite de cette analyse, les médecins et les établissements visés par un programme sont informés de leur performance hospitalière et de celle de l’ensemble des établissements visés. Les données concernant l’ensemble des établissements visés par un programme sont présentées sous la forme de données non nominatives. Cette rétroaction, doublée d’informations sur les standards de pratique, permet aux médecins et aux établissements de se situer par rapport à eux-mêmes, à leurs collègues et aux normes d’un exercice de qualité. Dans certains programmes, de l’information sur les activités de DPC disponibles sont aussi transmises.

Afin de vérifier l’impact du programme, une nouvelle mesure des données peut être effectuée 12 ou 18 mois après que les médecins ou les établissements ont été informés de leur performance. Ceux-ci seront alors également informés de leur performance.

Dernière mise à jour : 11 mars 2015