Surveillance par indicateurs

Niveau 1
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Depuis sa création, en 1999, la DAE a élaboré et réalisé de nombreux programmes de premier niveau qui ont porté sur différents aspects de la pratique individuelle. Ces programmes ont visé tantôt des médecins de famille, tantôt des médecins spécialistes.

Par exemple :

  • L’utilisation prolongée des benzodiazépines par les personnes âgées 
  • L’utilisation prolongée des AINS par les personnes âgées
  • L’utilisation de l’APS dans le dépistage du cancer de la prostate

Les programmes de surveillance par indicateurs sont déterminés par le comité d’inspection professionnelle (CIP), et approuvés par le Conseil d'administration. Le choix des sujets sur lesquels vont porter les programmes est effectué en considérant les critères suivants :

  • faisabilité du programme;
  • informations à l’effet qu’il y aurait utilisation sur ou sous-optimale d’une intervention diagnostique ou thérapeutique, d’un médicament ou d’une classe de médicament;
  • disponibilité des données;
  • impact sur la qualité des soins et la santé des Québécois.

Chacun des programmes est mené à bien par l’un ou l’autre des médecins de la DAE. Pour chaque programme, des indicateurs de qualité sont déterminés par un groupe d’experts nommés par le Collège des médecins, après consultation des associations professionnelles concernées ou des milieux académiques. C’est à partir de ces indicateurs que le programme de surveillance est développé.

La DAE procède alors à la collecte des données auprès d’organismes gouvernementaux (ex. données de la Régie de l’assurance maladie du Québec). Les programmes réalisés au cours des dernières années ont été faits à partir de données rétrospectives.

Les données obtenues sont analysées et comparées aux standards de pratique. À la suite de cette analyse, les médecins visés par un programme sont informés de leur performance individuelle et de celle de l’ensemble des médecins visés. Les données concernant l’ensemble des médecins visés par un programme sont présentées sous la forme de données non nominatives. Cette rétroaction, doublée d’informations sur les standards de pratique, permettra aux médecins de se situer par rapport à eux-mêmes, à leurs collègues et aux normes d’un exercice de qualité. Dans certains programmes, des informations sur les activités de DPC disponibles sont aussi transmises. Ce fut notamment le cas dans les programmes qui ont porté sur l’utilisation prolongée d’AINS par les personnes âgées et sur l’utilisation prolongée de benzodiazépines par les personnes âgées.

Afin de vérifier l’impact du programme, une nouvelle mesure des données peut être effectuée 12 ou 18 mois après que les médecins ou les établissements auront été informés de leur performance. Ceux-ci seront alors également informés de leur performance.
 

Dernière mise à jour : 11 mars 2015