Téléconsultations: un rappel des obligations déontologiques des médecins

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Le recours à la télémédecine est certainement bénéfique aux patients qui se trouvent en situation d’isolement ou dont l’état de vulnérabilité ne permet pas aisément la tenue d’une consultation en personne. 

Dans ce contexte, le Collège juge pertinent de faire les rappels suivants aux médecins : 

  • Les mêmes normes déontologiques s’imposent dans un contexte de télémédecine que lors d’une consultation en personne, notamment en matière de qualité de la relation thérapeutique, de respect du secret professionnel, d’obligation de suivi ou de tenue des dossiers;
  • Il appartient au médecin de déterminer si l’état de santé du patient est compatible avec une téléconsultation. En fonction de son jugement clinique, le médecin pourra diriger certains patients vers les ressources appropriées pour une évaluation en personne s’il n’est pas en mesure de procéder à cette évaluation;
  • Pour des raisons évidentes de confidentialité, le médecin ne devrait en aucun cas utiliser des outils de communication et réseaux sociaux comme Facebook, Skype, Snapchat ou Twitter pour fournir des soins et services à un patient;
  • Le médecin doit respecter les règles inhérentes au secret professionnel lorsqu’il fait une déclaration publique dans les médias d’information.
Consentement du patient : des exigences plus souples

Lors d'une téléconsultation, en plus du consentement habituel aux soins, le médecin doit obtenir du patient un consentement en lien avec la modalité technologique utilisée, peu importe le type. Depuis mars 2020, l'obtention d'un consentement verbal est suffisant. 

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Dernière mise à jour : 18 mai 2022