15 JANVIER 2014

Le nouveau Code de déontologie, adapté à la réalité d’aujourd’hui

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Au fil des siècles, l’exercice de la médecine s’est radicalement transformé et plus particulièrement au cours des dernières décennies, avec des changements accélérés. Ainsi, la création du dossier électronique, la multiplication de nouveaux moyens de communication et de transmission de l’information et les risques accrus de conflits d’intérêts dans certains contextes sont quelques-uns des éléments qui ont incité le Collège à revoir le Code de déontologie des médecins. La dernière révision en profondeur de notre Code remontait à 2002. Après plus de dix ans, une mise à jour était nécessaire, voire essentielle. Un constat s’impose cependant : malgré les nouveautés technologiques et les avancées scientifiques, les valeurs demeurent toujours les mêmes pour les médecins.

Le Code de déontologie des médecins est la pierre angulaire de l’exercice de la médecine. Depuis Hippocrate et son serment, l’exercice de la profession s’appuie sur des valeurs d’éthique, d’humanisme et de compétence. Au-delà des connaissances cliniques, tous les médecins devraient connaître et s’approprier ce code de conduite, quels que soient leur spécialité, leur lieu d’exercice ou leur profil personnel. Au coeur de la pratique, le Code fournit de nombreuses réponses aux situations du quotidien et facilite la prise de décision des médecins.

Je vous invite donc à prendre connaissance de cette nouvelle version, où vous constaterez quelques changements importants, notamment aux articles suivants :

  • l’article 33 qui traite de la responsabilité de la prise en charge lorsque le patient est dirigé vers un autre médecin;
  • les articles 73, 76 et 77 qui abordent les notions d’indépendance et de désintéressement;
  • les articles 20, 21 et 67 qui visent à mieux protéger le secret professionnel;
  • l’article 22 qui apporte des précisions sur la durée de la relation professionnelle.

Ces quelques exemples démontrent que la révision constitue une mise à jour nécessaire du Code, mais aussi une excellente occasion, pour tous les médecins, de se l’approprier et de s’y référer régulièrement, pour leur bénéfice et celui de leurs patients.

Charles Bernard, M.D.
Président-directeur général
Collège des médecins du Québec


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