Quand aller à l’urgence?
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Fonctionnement des urgences : le triage
Lorsque vous vous présentez à l’urgence, votre état est évalué par l’infirmière ou l’infirmier au triage afin d’en déterminer la sévérité et l’urgence. Cette évaluation permet de vous attribuer une cote de priorité, selon les normes édictées par l’Échelle canadienne de triage et de gravité pour les départements d’urgence.
Cette échelle de gradation du niveau de gravité de la condition des personnes qui se présentent à l’urgence est utilisée afin de pouvoir traiter en priorité les patientes et les patients dont la vie ou la survie est en danger.
Ces cotes de priorité, de 1 à 5, vont du plus urgent au moins urgent :
P1 : Condition qui représente une menace imminente pour la vie et pourrait compromettre la survie de la personne. Il s’agit, par exemple, d’un arrêt cardiaque ou d’un trauma majeur. Dans un grand nombre de cas, la personne aura été transportée par ambulance vers l’urgence.
P2 : Problème inquiétant qui représente une menace pour la vie de la personne. Il s’agit, par exemple, d’une altération de l’état de la conscience ou de difficultés respiratoires sévères. Ces cas impliquent souvent un transport ambulancier.
P3 : Condition liée à une maladie aiguë et sévère qui peut mettre la vie de la personne en danger. Il s’agit, par exemple, d’une hémorragie digestive ou d’une fracture ouverte.
P4 : Condition liée à une maladie aiguë et non sévère qui ne présente aucun risque pour la survie de la personne. Il s’agit, par exemple, d’une brûlure mineure ou d’une phlébite.
P5 : Condition qui s’apparente à une maladie mineure ou chronique qui ne présente aucun risque de détérioration. Il s’agit, par exemple, de rhume, de fièvre ou de mal de dos.
Si, après l’évaluation complète de votre condition, celle-ci semble correspondre aux descriptions des cotes P4 et P5, c’est-à-dire qu’elle ne présente pas de danger pour votre vie, il se pourrait qu’on vous invite à regagner votre domicile, à consulter une ressource de première ligne ou à vous diriger vers une clinique de première ligne.
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Les alternatives pour les cas non urgents
1. La ligne Info-Santé 811
Il s’agit d’un service téléphonique 24/7, gratuit et confidentiel. Il permet d’obtenir des conseils cliniques professionnels prodigués par des infirmières qualifiées.
Lors d’un appel au 811, 3 options s’offrent à vous :
- L’option 1 vous permet d’obtenir une évaluation de votre état de santé ainsi que des recommandations de soins à la maison ou des références pour les services qui correspondent le mieux à vos besoins. Si vous appelez pour un enfant de 0 à 17 ans, mentionnez-le immédiatement pour accéder à la ligne prioritaire dédiée aux parents.
- L’option 2 vous dirigera vers le service Info-Social pour obtenir des conseils psychosociaux. Une professionnelle ou un professionnel en intervention psychosociale évaluera votre situation et vous fournira les conseils appropriés ou vous dirigera vers des ressources en santé mentale.
- L’option 3 est le Guichet d’accès à la première ligne (GAP). Il s’agit d’une ligne réservée aux personnes sans médecin de famille. Une infirmière prendra connaissance de votre situation et vous recommandera des soins à la maison ou vous orientera vers les ressources adaptées à vos besoins.
Quand un ennui de santé préoccupant survient, il est possible que votre niveau de stress augmente, que vous ayez du mal à évaluer la situation et que vous vous sentiez dans l’urgence de trouver une solution. C’est le cas notamment lorsqu’un enfant ou une personne âgée dont vous auriez la charge tombe malade.
Composer le 811 plutôt que de vous précipiter à l’urgence peut être un bon réflexe à adopter. Une professionnelle ou un professionnel vous répondra avec bienveillance en vous fournissant les conseils adaptés à votre situation. S’il s’avère qu’on vous conseille de vous présenter à l’urgence, vous aurez alors la confiance de vous diriger au bon endroit.
Notez qu’à certaines périodes de l’année, le volume d’appels au service téléphonique 811 est très élevé. Il faut donc prévoir un temps d’attente plus ou moins long.
2. Obtenir une consultation avec une ou un professionnel de la santé
Si vous êtes en attente d’un médecin de famille ou que votre inscription a été faite auprès d’un groupe de médecins et que vous souhaitez consulter dans les meilleurs délais, le service Info-Santé 811 peut être une bonne alternative. Choisissez l’option 3 lors de votre appel : c’est le Guichet d’accès à la première ligne (GAP). Selon votre lieu de résidence, on vous dirigera vers la ou les ressources appropriées.
Si vous avez un médecin de famille ou une infirmière praticienne spécialisée attitrée, vous pouvez prendre un rendez-vous, en ligne ou par téléphone, auprès de votre clinique ou de votre CLSC habituel.
Nous vous invitons à consulter le répertoire des cliniques qui offrent des consultations médicales le jour même ou dans les jours suivants.
3. Contactez votre pharmacien
Pour plusieurs problèmes de santé mineurs, votre pharmacienne ou pharmacien peut prescrire certains médicaments pour des affections courantes (comme le reflux gastrique, l’eczéma ou, selon certaines conditions, l’infection urinaire chez la femme).
Selon le contexte, elle ou il peut aussi renouveler ou adapter votre médication sans consultation préalable avec votre médecin, et même prescrire des tests pour s’assurer que votre traitement est efficace et sécuritaire. Certains pharmaciens peuvent aussi administrer différents vaccins, notamment ceux contre la grippe.
Chaque situation est bien sûr évaluée individuellement et la décision d’intervenir relève toujours du jugement professionnel de la pharmacienne ou du pharmacien. Notez que certains services en pharmacie peuvent nécessiter la prise d’un rendez-vous.
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Quoi faire si la santé de mon enfant m’inquiète?
Avec des enfants dont la santé est préoccupante, la question de savoir quand et qui consulter se pose fréquemment. Dès qu’un problème inhabituel survient, les parents peuvent se demander s’il faut ou non se présenter à l’urgence et comment trancher.
Une page du site Web Naître et grandir y est consacrée. On y explique en détail quoi faire selon divers problèmes de santé qui peuvent survenir (voir ci-dessous la section « Pour aller plus loin »).
Si vous avez des enfants, une telle ressource est précieuse. Lisez-la pour vous faire une tête sur un éventuel plan d’action en cas de problème de santé préoccupant et soudain ou advenant que l’état de santé de votre enfant se détériore.
Découvrez encore plus d’articles sélectionnés par les experts du Collège dans notre infolettre.
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Pour aller plus loin
- Vidéo explicative sur le fonctionnement des urgences hospitalières
Pourquoi dois-je attendre aux soins d’urgence ?, Michael Evans et Reframe Health Films Inc., 2017, 6 minutes 26.
- Outil de recherche pour consultation médicale rapide
Gouvernement du Québec, Trouver les cliniques qui offrent des consultations médicales le jour même ou dans les jours suivants.
- Outil de recherche parmi 116 établissements et installations qui offrent des soins d’urgence pour connaître les horaires et les taux d’occupation en temps réel
Gouvernement du Québec, Situation dans les urgences au Québec.
- Pour connaître le fonctionnement de la ligne Info-Santé 811
Gouvernement du Québec, Info-Santé 811.
- Pour savoir quand aller à l’urgence lorsqu’un enfant est malade
Naître et grandir, Quand aller à l’urgence ?.
Liste sommaire des documents consultés
Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), Pourquoi dois-je attendre à l’urgence ?.
Centre hospitalier universitaire de Québec, Le triage aux urgences.
CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Alternatives à l’urgence.
Gouvernement du Québec, Quand consulter à l’urgence?.
Index santé, Le répertoire santé du Québec, Alternatives aux urgences des hôpitaux.
Katrine Desautels, Les urgences débordent et Santé Québec s’attend à une hausse de l’achalandage, La Presse, 29 décembre 2025.
Katrine Desautels, Les gens invités à se tourner vers les pharmacies pour désengorger les urgences, La Presse, 15 janvier 2025.
Marie-Ève Cousineau, La moitié des visites aux urgences sont des cas non urgents, La Presse, 14 février 2025.
Révision scientifique
Recherche, rédaction et révision linguistique : Équipe CMQ
Date de publication : 26 février 2026