Lançons la discussion!

Prenez le pouls des réactions de la population et faites-nous part de la vôtre!

Joignez-vous à la conversation! Réagissez ici au mot du président publié chaque mois dans l’infolettre InfoCMQ, mais aussi aux prises de position et de parole du Collège des médecins du Québec sur différents sujets d’actualité en santé. Chaque mois, nous consignons dans cette page Web tous les commentaires émis par la population. Ceux-ci font l'objet d'une révision linguistique sommaire sans que l'essence des propos qu’ils contiennent soit dénaturée.

Vos réactions à la suite de l'InfoCMQ du 7 novembre 2025

Mon épouse et moi sommes sans médecin de famille depuis plus de 3 ans. Pour être soignés, nous devons payer notre ancien médecin à chaque fois que nous en avons besoin, et ayant respectivement 78 et 80 ans, le besoin est fréquent. Ce qui se passe actuellement nous lève le cœur, car les médecins du Québec gagnent des salaires très généreux comparativement au reste de la population. Nous sommes pris en otage par vos membres et nous n'appuyons absolument pas leur demande d'enfants gâtés. C'est inacceptable!

- Robert G. Bourassa


Heureuse de vous saluer solidairement en ce moment. Je continue à vous exprimer mon appui très explicitement dans les réseaux sociaux depuis le bâillon de la Loi 2 de la CAQ. En tant que professionnels de la santé, notre dignité n’est pas négociable! Bien solidairement.

- Sabina Acosta, psychologue et psychothérapeute


J’écoute la télé et je trouve ça ordinaire que vos médecins ne soient pas en accord avec la loi de 15 minutes avec un patient à la suite d’un rendez-vous. Pourtant, ce sont eux qui ont commencé cela! Comme je suis patient orphelin, ça m’est arrivé à moi de me faire dire par un médecin : « Désolé madame, mais une question seulement, vous n’avez qu’à prendre un autre rendez-vous ». […] Je suis certaine que vos médecins font un choix des patients parce que si tu es vieux avec des maladies, ça prend plus de 5 minutes donc pas très payant pour eux. Arrêtez de vous plaindre! Pour un résultat de prise sang ou autre par téléphone, ce qui prend quelques minutes, c'est très payant : plus de 100 $! Avez-vous pensé qu'à la fin d'une journée, vous avez gagné tout un salaire?

- Yolande Bottine


Si c'est votre mission, il est temps que vous retourniez au travail et cessiez de prendre la population en otage. Souvenez-vous de votre serment et de votre désir d'engagement à aider vos concitoyens. J'ai fait une petite étude dernièrement et, en Europe, la moyenne des salaires se situe entre 100 000 $ et 200 000 $ par an, alors qu'ici c'est 450 000 $. Arrêtez de vous plaindre le ventre plein et faites votre boulot! Je suis actuellement suivi par un spécialiste qui me téléphone une fois tous les 6 mois et c'est correct, mais l'entretien dure environ 5 minutes. Alors c'est très bien payé! Heureusement, j'ai toujours eu des médecins qui, vraiment, s'occupaient bien de moi, mais les entrevues ne duraient pas plus que 5 à 10 minutes alors, quand on veut, on peut vraiment être plus efficace. Montrez à la population que vous êtes responsables et que nous n'avons pas payé vos études pour seulement remplir vos poches. […] Montrez à la population que vous savez vivre et que vous les remerciez de vous avoir soutenus financièrement pendant toute votre période d'études, et que nous n'avons pas payé pour que vous pensiez d'abord à vous remplir les poches. […]

- André Létourneau


La Loi 2 devient dramatique. Je ne suis pas d’accord avec cette loi. Un médecin doit avoir toute son attention vers son patient. De plus, comme tous les professionnels, les médecins doivent inscrire des notes au dossier des patients et vont se faire surveiller en plus. Je vois mal que les médecins augmentent leur volume : ils sont débordés. On utilise une réforme communiste et moi je suis contre. Cette réforme ne plaît pas non plus aux étudiants. Cette loi décourage les médecins d’aujourd’hui ainsi que les étudiants en médecine. Devenir médecin, c’est au moins 10 ans de formation et de pratique : ce n’est pas ce qui se passe et cela décourage les futurs médecins. Cela fait plus de 4 ans que je n’ai pas de médecin et je suis prête à attendre, mais il sera trop tard. Je souhaite que les médecins gagnent contre le bâillon.

- Anonyme, personne retraitée et handicapée


J’ai travaillé dans le système de santé pendant 37 ans comme infirmière. J’ai vécu bien des réformes et tentatives d’amélioration. J’ai côtoyé des médecins d’une grande expertise, d’une grande humanité, avec toujours le patient en tête. J’ai vécu l’envers du décor, et j’ai toujours bénéficié des qualités de ces médecins. Je ne souhaite qu’une chose : un terrain d’entente où les médecins et notre système ne perdront pas ces deux grandes qualités.

- Claudine Robitaille


C’est avec beaucoup de tristesse que je constate le désarroi de certains médecins qui menacent de partir. Cette loi, dont je ne connais pas tous les détails et qui me semble mal présentée, ne doit certainement pas être si diabolique pour justifier un tel bouleversement. On entend surtout parler d’argent! […] Depuis mon cours d’infirmière dans les années 1960, à mon travail dans les hôpitaux et les CLSC, jusqu’à mon passage à la profession de psychologue, la relation médecin-professionnel a beaucoup changé. […] L’idée d’avoir à rendre des comptes sur son travail, au lieu d’y voir des avantages pour les patients, semble paniquer plusieurs membres du CMQ. Traiter les professionnels d’égal à égal, pour d’autres, semble bien difficile. Je comprends les difficultés reliées au manque de personnel de soutien; ceci a un impact sur tous les professionnels et c’est ce qui devrait être au centre des discussions et non les dollars qui démontrent une forme de cupidité plutôt que l’intérêt des malades et la recherche de solutions créatives. Pourtant, on lit dans les journaux plusieurs témoignages de médecins qui souhaitent ces changements, ce qui donne de l’espoir! Voilà, de façon résumée, comment je perçois la crise et j’espère que le bon sens et le désir de soigner viendront à bout du braquage actuel sur les dollars.

- Paule Bachand, psychologue et ancienne infirmière


Un simple mot, car force est de constater que votre dernière sortie est à des années-lumière de la protection du public. À la suite des sorties en séries et des départs annoncés, voire déjà effectués, rien n'a été souligné de votre part à propos du délai de 90 jours visant à aviser les patients du départ desdits médecins. Que votre profession et les syndicats ne prennent pas la population pour des ignares : bien d'autres constats sautent aussi aux yeux! La bêtise est assez bien répartie.

- Michel J. Paradis


Vous prenez position contre la Loi 2! Dois-je m’inquiéter de la transparence de vos enquêtes? J’ai déjà perdu toute confiance envers les médecins. Vous parlez pour les patients, mais on ne les entend pas! Six médecins en enquête! Moi, je suis pour la réforme. J’ai l’impression que ça ne va pas aller dans mon sens encore et je suis au bout du rouleau! 😢

- Anne De Repentigny


Totalement en accord avec le gouvernement : conservez la Loi 2 et changez le mode de rémunération.

- Danyelle Giroux


Vous voulez connaître ma position sur la Loi 2? Eh bien, je suis tannée de vous entendre crier au meurtre : vous ne faites pas pitié, vous avez tout eu depuis un bon nombre d’années. [… ] Arrêtez de crier votre colère, on l’a assez entendue. Présentez-vous aux réunions du gouvernement pour entendre ce qu’il a à dire. C’est vous tous qui occupez les médias ces temps-ci : j’ai hâte qu’on parle d’autre chose. Je n’ai pas de médecin depuis une douzaine d’années et je ne pense pas en avoir un, même si le gouvernement vous donnait tous les salaires que vous voulez. Pensez à combien de personnes couchent dehors et d’enfants qui ne mangent à peu près pas.

- Pierrette Levesque


Pourquoi avoir laissé traîner en longueur les négociations? Ne pas avoir agi quand c'était le temps? Des médecins avec des doctorats, qui pouvaient exercer leur leadership pour les patients. Ne nous dites pas que vous êtes là pour nous. C'est une insulte à notre intelligence. L'élite de la société qui agit de cette façon au détriment des patients et qui, surtout, ne s'en préoccupe pas. J'ai visité 4 hôpitaux à titre de proche aidante et je vous assure que le stress ambiant n'est pas à son apogée. Si j'avais le choix, je me retirerais comme cotisante du système de santé. Le libre choix s'applique aussi aux médecins, ce sont des adultes. Je suis révoltée du déroulement des choses.

- Lucette St-Jacques


J'ai eu le privilège que le ministre des Transports, au fédéral, m'accorde le droit d'exercer le métier de mécanicien auprès d'actionnaires qui exigeaient de moi, aux trois ans, de passer un test de facteur humain, qui n'était que pour me remémorer que l'erreur est humaine et que je devais la dénoncer. […]

- Pierre Demers


[…] Aujourd'hui encore certains font face à la justice. Quand un médecin enseignant dit : « Heureux ceux qui n’ont pas de médecin de famille », c’est sérieux! Mon médecin de famille est un danger public, complètement inutile. C’est le système qui nous coûte le plus cher pour nous soigner, qui nous rend malades. Il y en a des bons : c’est juste qu’ils n’ont pas été à la bonne école. Il va y avoir tout un ménage à faire. On ne soigne pas, on drogue, on rend malade.

- Normand Brassard


Seuls le Québec et l’Alberta rémunèrent leurs médecins à l’acte. Partout dans le monde, on a abandonné cette approche parce qu’elle est trop au détriment des patients et à l’avantage des médecins. […] Seulement 1 200 médecins ont participé à la formation donnée par le gouvernement, qui visait à les informer du contenu de la loi. Quand 12 000 médecins iront au centre Bell dimanche, c'est tout simplement de la mauvaise foi. […] Comme si ce n'était pas assez, ils se permettent de terroriser la population en menaçant de démissionner ou de quitter le Québec. […]

- Bernard Larochelle


Autres sujets

J'avais une jeune médecin qui m'a laissé. Elle ne m'a jamais posé de questions quand je lui parlais de mes malaises. Elle ne me croyait pas, elle demandait à une tierce personne des nouvelles de ma santé. Je ne souhaite à personne d'avoir un médecin comme j'ai eu.

- Ghislaine Jacques


Depuis longtemps je me demande pourquoi vous refusez aux médecins étrangers de pratiquer leur profession alors qu'on manque de spécialistes. J'en connais plusieurs, dont un agent de sécurité. […] Pourquoi ne pas permettre à ces médecins étrangers de faire un stage tout comme le font des étudiants en médecine, sous la supervision d'un médecin d'ici? Quand vous dites que le bien de la population vous préoccupe, je n'en suis pas si certaine. Tant que le statut de ces nombreux médecins étrangers ne sera pas réglé, permettez-moi de douter de votre bonne volonté en ce qui concerne notre bien-être. Je rajouterais que votre médecine est beaucoup trop concentrée sur la guérison par les médicaments, mais est peu portée sur la prévention (sauf l'exercice physique) et la reconnaissance de toutes ces médecines douces (acupuncture, ostéopathie, naturopathie, etc.) Au contraire, elles sont démonisées! Je rajouterais aussi que beaucoup de vos actes pourraient être faits directement par un pharmacien ou une infirmière spécialisée. Pour ma part, je vous fuis, mais je reconnais que lors de ma double pneumonie, en 2019, les services de l'Hôpital Notre-Dame, à Montréal, m'ont sauvé la vie.

- Chantal Roussety