Catégorie Humanisme

La Distinction Humanisme récompense une ou un médecin qui se démarque par son engagement humain et social. Grâce à des actions concrètes, cette personne contribue de façon significative au bien-être de ses patients et de la communauté, soutient des causes ou participe à l’essor d’organismes philanthropiques. Sa carrière est marquée par le dévouement, le partage et l’entraide.

Finalistes 2025

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Warner Mbuila Mampuya, M.D.

Warner Mbuila Mampuya, M.D.

Cardiologie
Sherbrooke

« Le Dr Mampuya soutient les familles immigrantes confrontées aux défis de l’adaptation culturelle. Il les écoute, les guide, les rassure. Mais jamais il ne parle de tout ce qu’il fait. Toujours, il valorise les autres. Pourtant, ses gestes, petits et grands, changent réellement des vies. »
– Eléonor Riesco, professeure-chercheuse, Université de Sherbrooke

Être médecin, c’est…
Entrer avec humilité dans la vie des personnes au moment où elles sont les plus vulnérables. C’est voir l’être humain avant la maladie, écouter avant d’agir, et se rappeler que chaque décision peut transformer une destinée. C’est un engagement quotidien à soigner, à comprendre, à accompagner – avec compétence, mais surtout avec compassion.

Ce qui m’inspire au quotidien…
Les patients et leurs familles : leur courage, leur dignité face à l’incertitude, leur capacité à faire confiance, malgré la peur. Je suis aussi porté par les équipes de soins, par la solidarité silencieuse qui se crée entre collègues, et par la certitude que la médecine n’est jamais un acte individuel, mais une œuvre collective.

Une réalisation dont je suis fier…
Je suis profondément fier de la mission de dépistage de la cardiopathie rhumatismale, menée au Sénégal avec l’American Society of Echocardiography et nos partenaires locaux. Nous avons dépisté des milliers d’enfants dans des écoles publiques, souvent dans des milieux défavorisés où l’accès aux soins cardiologiques est limité.
Voir le visage d’un enfant et de sa famille lorsqu’on identifie une maladie tôt – avant les complications irréversibles – est une expérience qui rappelle puissamment pourquoi nous faisons ce métier. Cette mission m’a appris que la médecine est un pont entre les peuples, qu’elle peut réduire les inégalités, et qu’elle joue un rôle essentiel dans la justice sociale.

Une chose intéressante à connaître à mon sujet…
Je dirais l’importance que j’accorde à la formation et au mentorat, tant ici qu’à l’international. Enseigner et accompagner de jeunes médecins, que ce soit à Sherbrooke ou lors de missions en Afrique, est l’un des aspects les plus enrichissants de ma pratique. Voir un apprenant gagner en confiance, développer son jugement clinique et devenir à son tour un soignant humaniste me rappelle que la transmission fait partie intégrante de notre vocation.

Une personne que j’admire…
J’admire particulièrement le Dr Paul Farmer, cofondateur de Partners In Health. Il a consacré sa vie à combattre les inégalités en santé, en démontrant qu’un accès équitable aux soins spécialisés est possible, même dans les milieux les plus défavorisés. Son approche profondément humaniste, centrée sur la dignité de chaque personne, m’inspire au quotidien. Il m’a appris qu’en médecine, l’excellence scientifique n’a de sens que si elle est mise au service des plus vulnérables.

Le conseil que j’ai bien fait de ne pas suivre…
On m’a déjà conseillé de limiter mes engagements internationaux pour me concentrer sur une carrière plus traditionnelle. Je suis heureux de ne pas avoir suivi ce conseil. Les projets humanitaires, les missions de formation et la collaboration avec des équipes de différents pays enrichissent ma pratique et donnent un sens profond à mon parcours.

La plus grande leçon que la médecine m’a apprise…
La médecine m’a appris que, malgré les différences de culture, de langue ou de système de soins, l’être humain est universel. Les espoirs, les inquiétudes, les questions et les émotions transcendent les frontières. J’ai appris que la technique est essentielle, mais qu’elle ne remplace jamais la présence, l’écoute et la bienveillance. Au cœur de chaque rencontre clinique, il y a une relation humaine qui doit rester notre priorité.

Un rêve qui me tient à cœur…
Je rêve de contribuer à bâtir des ponts durables entre des systèmes de santé aux réalités différentes, et de soutenir le développement de la cardiologie en Afrique. J’aimerais voir émerger un programme pérenne de dépistage et de formation en Afrique subsaharienne, porté par les communautés locales et renforcé par une véritable solidarité internationale. Un rêve simple, mais qui pourrait transformer des vies.

Quelques faits intéressants
  • Le Dr Mampuya est directeur du programme de réadaptation cardiaque au CHU de Sherbrooke. Il a développé un programme de cardio-oncologie qui permet un suivi attentif et personnalisé des patients.
  • Il a réalisé plusieurs missions humanitaires en Afrique. De plus, il agit comme coordonnateur du Groupe africain de réadaptation cardiovasculaire, un vaste réseau de partage d’expertises et d’outils.
  • Professeur à l’Université de Sherbrooke, il coordonne le Programme d’accueil des diplômés internationaux en médecine. Comme mentor, il accompagne ces nouveaux arrivants dans leur intégration professionnelle et sociale au Québec.

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Geneviève Richer, M.D.

Geneviève Richer, M.D.

Médecine de famille
Sainte-Anne-de-Bellevue

« Lorsque la Dre Richer s’investit dans une cause, rien ne peut l’arrêter : sa capacité à ouvrir des portes et à surmonter tous les obstacles témoigne d’un engagement et d’une détermination sans faille, au service de ses patients et de sa communauté.»
– Dre Willine Rozefort, directrice médicale et des services professionnels par intérim, CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal

Être médecin, c’est…
La joie de pouvoir utiliser ses deux hémisphères au quotidien! Celui de gauche pour les décisions cartésiennes, basées sur des analyses et des connaissances acquises, et celui de droite qui vient nuancer tout ça avec juste ce qu’il faut d’intuition et d’intelligence émotionnelle. Mes deux hémisphères se sont livré un combat durant mon adolescence, alors que je découvrais ma passion pour les sciences pures, en parallèle de mon amour de la musique, m’incitant à passer mes étés au Centre d’arts d’Orford pour y parfaire mon étude du piano. Après avoir été acceptée à la fois en médecine et dans le programme de mathématiques/physique à l’université, j’ai eu l’impression de réconcilier enfin mes deux hémisphères en optant pour la médecine. Je n’ai jamais regretté ce choix.

Ce qui m’inspire au quotidien…
Le service, au sens large et général. Je suis extrêmement touchée par tous les bénévoles que je croise à l’hôpital, qui choisissent d’offrir de leur temps aux gens les plus vulnérables.

Je suis également inspirée par tous les militaires que je côtoie, grâce à mes activités de colonelle honoraire des Forces armées canadiennes. Ils incarnent, à mes yeux, l’ultime «  personne de service », portant secours à la communauté lors de catastrophes naturelles, ou se déployant au front, au nom de notre liberté.

Je saisis encore mieux la magnanimité de leur choix de carrière depuis que je me suis soumise à certaines facettes de l’entraînement du régiment d’artillerie auquel j’appartiens. Ce n’était pas naturel pour moi de manipuler du matériel de guerre (canon ou mitrailleuse, chargée avec de vraies munitions!), de surcroît dehors en plein hiver, et de courir avec tout l’équipement de combat. Cette aventure m’a fait réaliser la véritable portée de leur dévouement et me remplit de gratitude envers leurs sacrifices consentis.

Un projet qui m’anime…
Depuis quelques années, je travaille à mettre sur pied un Centre d’excellence des soins aux vétérans, sur des terrains adjacents à l’Hôpital Sainte-Anne. Ce lieu offrirait sous un même toit des services de gestion de la douleur chronique, de traitement du stress post-traumatique et de traitement de la toxicomanie. J’ai déjà obtenu les appuis politiques régionaux, et un grand constructeur de notre communauté m’a fourni gracieusement les plans d’architecte. Avec l’aide de la Fondation québécoise des Vétérans, qui planifie une levée de fonds pour ce « projet phare », j’espère voir ce Centre d’excellence érigé avant ma retraite. J’aurais ainsi l’impression d’avoir fait ma part pour redonner à ces hommes et à ces femmes, qui sont allés au front pour nous défendre, la reconnaissance et les soins auxquels ils ont droit.

Une chose intéressante à connaître à mon sujet…
Je ne sais pas si c’est « intéressant », mais c’est certainement quelque chose qui étonne les gens : lorsqu’on aborde avec moi la délicate question de la facturation relative à l’aide médicale à mourir (AMM), j’ignore quoi répondre. Si, dans un élan de bienveillance, on tente de me renseigner sur le « tarif » qui s’y rattache, je m’empresse de me boucher les oreilles en faisant « la-la-la-la-la »! Je ne veux pas l’entendre! Je m’implique dans les soins de fin de vie depuis plus de 25 ans. J’ai contribué à mettre sur pied ou à démarrer des unités de soins palliatifs dans deux hôpitaux de la région montréalaise. J’ai également été directrice médicale d’une maison de soins palliatifs pendant plus de 15 ans. Depuis 10 ans, j’offre l’AMM aux patients qui en font la demande. Comme ces demandes surviennent de façon impromptue, je dois faire preuve de flexibilité créative afin d’intégrer ces procédures à mon horaire. Même si, comme tout le monde, je travaille pour gagner ma vie, je refuse d’associer l’AMM à un « revenu ». J’ai bien indiqué à mon agente de facturation que je ne voulais pas qu’elle m’en révèle le montant, afin de ne pas dénaturer, dans mon esprit, la portée humaine de cette procédure, qui demeure d’abord et avant tout pour moi un acte de compassion.

Une personne que j’admire…
Le lieutenant-général Roméo Dallaire, dont l’intégrité et la résilience m’ont toujours émue. J’ai d’ailleurs une photo de lui, dans mon bureau à l’Hôpital Sainte-Anne, portant son béret alors qu’il était commandant de la mission des Nations Unies pour le maintien de la paix au Rwanda. Grâce à lui, nous reconnaissons aujourd’hui le stress post-traumatique, vécu au retour des missions ou des déploiements en théâtre de guerre, comme de véritables blessures liées au stress opérationnel (BSO). Durant plusieurs années, j’ai été la médecin généraliste affectée au programme résidentiel BSO, programme unique au Canada, qui était basé à l’Hôpital Sainte-Anne et qui accueillait des vétérans aux prises avec ce syndrome. Ce programme résidentiel a fermé ses portes durant la pandémie, hélas, mais a conservé ses traitements en consultation externe. J’espère qu’ils seront offerts un jour dans notre futur Centre d’excellence des soins aux vétérans.

Le conseil que j’ai bien fait de ne pas suivre…
Il y a plusieurs années, j’avais admis un patient à la résidence de soins palliatifs. Cet homme, qui n’avait même pas 50 ans, souffrait d’un cancer du pancréas, diagnostiqué quelques mois plus tôt. Il vivait seul avec son chien et avait exprimé le désir de passer son dernier week-end en présence de sa mère, de ses enfants adolescents et de son animal de compagnie, laissé au chenil durant ses hospitalisations. J’avais autorisé la présence du chien dans sa chambre, mais d’autres raisons ont empêché la famille d’aller le chercher, de sorte que le patient est décédé quelques jours plus tard, sans avoir pu faire ses adieux à son compagnon, comme je le lui avais promis. J’étais si dévastée par cette impression de lui avoir fait faux bond que j’ai proposé à ses enfants d’adopter le chien, pour éviter que l’animal soit envoyé à la SPCA. Le personnel de la résidence a sans doute trouvé mon offre téméraire et m’aurait sûrement conseillé de m’abstenir. Pourtant, c’est l’une des meilleures décisions de ma vie.

La réhabilitation de ce chien (un croisement entre un Labrador et un Grand Danois) fut l’une de mes plus grandes joies, presque aussi gratifiantes que la maternité. Cet animal a vécu très vieux, bien au-delà de l’espérance de vie des chiens de grande race. Nous avons dû le faire euthanasier il y a quelques semaines, et je pleure encore en racontant cette histoire. En revanche, j’ai la profonde conviction d’avoir honoré la mémoire de mon patient en donnant une seconde chance à son chien, qui est devenu notre chien de famille. Paix à toi, mon beau Quinn!

La plus grande leçon que la médecine m’a apprise…
Même si cela sonne comme un grand cliché, c’est certainement la force d’une équipe interdisciplinaire. Sans une solide équipe de professionnels chevronnés à mes côtés, je n’aurais jamais pu m’occuper de grands vieillards (mes vétérans de la Seconde Guerre mondiale ont entre 99 ans et 106 ans!), de personnes ayant une déficience intellectuelle ou d’autistes non verbaux.

C’est cette même équipe multidisciplinaire qui a œuvré sans répit au chevet de ma sœur, à la suite du traumatisme crânien qu’elle a subi lors d’un accident de vélo hautement médiatisé. Après plusieurs mois de réadaptation, je l’ai vue avec émoi revenir à elle-même. Encore aujourd’hui, je suis ébahie par l’ampleur de ce que peut accomplir une telle équipe.

Un rêve qui me tient à cœur…
Bien sûr, voir un jour exister le Centre d’excellence des soins aux vétérans, et pouvoir y œuvrer moi-même! Mais plus égoïstement, l’un des rêves secrets que je caressais était de voir se poursuivre la lignée de médecins dans notre famille. Mon père l’est devenu à la fin des années 1950; moi, au début des années 1990; et mon fils, il y a 5 ans. Lorsqu’il était enfant, mon fils m’avait accompagnée au travail pendant toute une journée. C’était à l’hôpital communautaire de soins aigus, où je pratique encore. De toute évidence, il a eu la « piqûre » ce jour-là, puisqu’il y exerce aujourd’hui la médecine d’urgence. Je peux donc dire que mon souhait a été exaucé… jusqu’à la prochaine génération, qui sait!

Quelques faits intéressants
  • Médecin de famille à l’Hôpital Sainte-Anne, la Dre Richer veille au bien-être des anciens combattants, dont la plupart sont centenaires.
  • Elle travaille également auprès de personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme, et s’intéresse à la zoothérapie comme approche complémentaire.
  • Ardente défenseuse du droit de mourir dans la dignité, elle a été directrice médicale à la Résidence de soins palliatifs Teresa-Dellar pendant plus de 15 ans. Avec douceur et empathie, elle a accompagné des milliers de personnes jusqu’à leur dernier souffle.

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Michelle Roy, M.D.

Michelle Roy, M.D.

Psychiatrie
Montréal

« Le leadership de la Dre Roy, exercé avec ouverture et humilité, témoigne d’une volonté de faire progresser non seulement la médecine, mais aussi la société vers plus de justice et d’humanité.»
– Dre Geneviève Côté, responsable en soins primaires pour la région du Québec, Service correctionnel du Canada

Être médecin, c’est…
Une notion qui a beaucoup évolué pour moi. Initialement, il s’agissait d’un choix de carrière. Mais plus on chemine dans la pratique, plus le poids de l’engagement devient tangible, entre les obligations d’expertise et les rôles de soutien, d’accompagnement et d’éducation. Aussi, le fait de prendre le temps d’être en relation avec notre patient devient ce qu’il y a de plus important… Car, au final, l’objectif n’est pas simplement de guérir, mais de soutenir. Soutenir individuellement, mais aussi collectivement. Bref, être médecin, c'est une partie de mon identité et un véhicule pour transmettre mes valeurs, une vision, pour poursuivre une quête d’excellence qui vise à soutenir des individus et des populations vulnérables, dans l’espoir d’améliorer leur qualité de vie.

Ce qui m’inspire au quotidien…
Je m’inspire de ce que j'observe au moment présent, avec la curiosité de découvrir ce que sera le prochain moment et de poursuivre mes réflexions. Au fond, c'est le continuum de la vie.

Une réalisation qui me rend fière…
En premier lieu, il y a ma famille : mes deux filles, Alexandra et Marianne, et mon couple, avec tout ce qu'on a bâti ensemble. Ensuite, je suis très fière d'avoir su saisir certaines occasions au bon moment – même lorsque cela comportait un risque – pour soutenir le développement d'une vision de la relation médecin-patient qui engage non seulement le médecin, mais aussi toute son équipe et son organisation. Ma timidité et un manque de confiance au moment d'avancer m'ont souvent confrontée à l'importance de respecter mes valeurs pour défendre les droits des personnes vulnérables. J’ai dû surmonter cet aspect de ma personnalité afin de m'assurer que leurs voix seraient entendues. Avec le recul, j'en suis fière.

Une chose intéressante à connaître à mon sujet…
Malgré tout le temps consacré à ma carrière et à mon amour de la médecine, j'ai su cultiver d’autres centres d’intérêt, pour préserver un équilibre. Parfois, il s’agissait de choses simples, comme faire des confitures, jardiner, ou apprendre à jouer d’un instrument, par exemple. Ces activités m’ont permis de vivre de nouvelles expériences et ont nourri ma capacité d’aider mes patients et mes équipes en explorant de nouvelles solutions.
En janvier 2025, j’ai dû arrêter de travailler pour cause de maladie. Plusieurs personnes m'ont alors demandé si je regrettais de ne pas avoir profité de la vie plus tôt... J'ai été très surprise de constater que les gens supposaient, à la lumière de mon engagement auprès des patients et de mes obligations professionnelles, que mon univers se résumait à travailler. Ça porte tout de même à réflexion. Cela dit, je suis satisfaite de ma vie et je n'ai aucun regret.

Une personne que j’admire…
La première idée qui me vient en tête, ce sont tous les nouveaux parents! L'engagement et les responsabilités qui accompagnent l’arrivée d’un nouvel être humain sont immenses. C’est un peu la même chose pour le nouveau médecin qui amorce une relation avec son patient.
Mais à bien y penser, je dirais que ce sont mes parents que j’admire le plus. Ensemble, ils ont su transmettre avec cohérence, harmonie et beaucoup d'amour leurs systèmes de valeurs. Des valeurs qui ont guidé ma vie, notamment dans les moments difficiles.

Le conseil que j’ai bien fait de ne pas suivre…
Lors d’une situation difficile, on m’a déjà conseillé de ne me fier qu'à mon propre jugement et de ne jamais placer les besoins des autres avant les miens. Cela peut être vrai dans certains cas, mais je pense qu’il vaut mieux considérer toutes les options, dont celles proposées par autrui, avant de prendre une décision finale. Cela fait aussi partie de nos obligations éthiques, fiduciaires et déontologiques en tant que médecin.

La plus grande leçon que la médecine m’a apprise…
L'humilité et la reconnaissance de mes propres limites, de celles des autres, et la faculté de les accepter, sans perdre espoir. La médecine m'a appris que, peu importe ce qui arrivera, il y a toujours une ouverture et une voie de passage, menant à la finalité du processus. Cela donne la motivation de poursuivre, même lorsqu'il y a une perception d'échec. Aussi, on apprend que rien ne se fait seul et qu'on doit bien s'entourer pour pouvoir jouer pleinement et longtemps son rôle.

Un rêve qui me tient à cœur…
Au moment d'écrire ces lignes, mon rêve est d'être parmi vous le 9 avril 2026. La maladie m'a appris à avoir des rêves encore plus réalistes et réalisables à court terme. Cette nomination comme finaliste et d’autres marques de reconnaissance récentes me laissent croire que ma vision de la médecine, centrée sur les patients, sera soutenue par mes collègues. Finalement, le rêve semble vouloir rester vivant.

Quelques faits intéressants
  • Psychiatre à l’Institut Philippe-Pinel et au Service correctionnel du Canada, la Dre Roy travaille auprès de patientes incarcérées, vivant avec des troubles psychiatriques sévères. Elle est convaincue que chaque être humain mérite des soins empreints de dignité, quel que soit son parcours.
  • Professeure adjointe de clinique à l’Université de Montréal, elle a fait évoluer les pratiques en proposant de formations axées sur l’approche sensible aux traumatismes.
  • Elle a participé à l’élaboration de politiques nationales en santé correctionnelle, avec une vision centrée sur la personne et respectueuse des droits fondamentaux.

Lauréat 2024

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Thierry Petry, M.D.

Thierry Petry, M.D.

Anesthésiologiste
Gaspé

« Le Dr Petry est un homme de cœur et un philanthrope. Ayant développé une expertise en clinique de la douleur, il affiche un souci d'équité concernant les soins de santé, dans son milieu et au-delà de nos frontières. »
- Dre Nathalie Guilbeault, directrice des services professionnels, CISSS de la Gaspésie

Membre fondateur de la Clinique de la douleur de l’Hôpital de Gaspé, le Dr Thierry Petry œuvre comme anesthésiologiste dans la région depuis 40 ans. Il est rapidement devenu indispensable dans son milieu, y ayant assumé seul le service d’anesthésiologie et de consultation en douleur chronique pendant plus de 10 ans.

Pour ce praticien réfléchi et créatif, chaque patiente et patient est important. Sachant les personnes souffrantes particulièrement vulnérables, il se rend disponible pour les rencontrer à l’extérieur du milieu hospitalier, même les fins de semaine et les jours fériés. Son ouverture d’esprit lui assure un contact facile et profondément humain avec sa patientèle.

Pour se reposer, comme il se plait lui-même à le dire, rien de mieux qu'un séjour d’aide humanitaire. Prêtant main-forte aux équipes de Médecins Sans Frontières, il a effectué 26 missions dans des pays en guerre ou dévastés par des catastrophes naturelles, n’hésitant pas à mettre sa vie en danger pour le bien de ces populations.

Durant plus de 20 ans, le Dr Petry s’est aussi rendu sur une base régulière à l’Hôpital de Kuujjuaq pour y offrir ses services. Amoureux du climat nordique, il a également été médecin d’expédition dans le Grand Nord québécois et a même atteint le pôle Sud en autonomie totale avec son partenaire Bernard Voyer.

Philanthrope, il contribue de multiples façons à l’essor de sa communauté, que ce soit en s’impliquant pour le triathlon de Gaspé, la Grande Traversée de la Gaspésie à ski de fond, ou encore pour la construction de logements adaptés et abordables.

« Un médecin de campagne à l’envergure planétaire », tels sont les mots qu’emploient des membres de son entourage pour résumer son parcours exemplaire, reflet d’un dévouement hors du commun.

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Critères de sélection

  • Répondre aux différents éléments descriptifs de la catégorie concernée.
  • Incarner les valeurs du CMQ, soit l’intégrité, le respect, l’engagement, la collaboration et la rigueur.
  • Faire preuve d’intégrité et de qualités interpersonnelles remarquables.
  • Se distinguer par la pertinence de son engagement social.
  • Contribuer de manière significative au bien-être et à l’épanouissement des patients et de la communauté, ou à l’essor d’organismes philanthropiques.
  • Se démarquer par un comportement et une attitude exemplaires auprès des patients ou au sein de la communauté.

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